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Voilà, c'est fini...

21/04/2008

Et bien oui, il faut bien que cela s'arrête un jour... En tout cas, nous avons vécu 4 jours de folie, entre travail et bonne humeur, mais avec surtout des concerts très plaisants et des artistes sympathiques !

 

On voudrait remercier quelques personnes, qui nous ont permis de faire vivre ce Blog, au jour le jour :

 

La DP Fnac : Samira, Capucine, Julie, Sylvain et Sébastien, Anissa, Laurie, Caroline, Gaëlle et Layla

 

Les vendeurs Fnac : Didier, Christophe, Ludovic, les 2 Nico, Fabrice, Véronique et Laurent

 

Les attachés de presse d'Opus64 : Nicolas, Marie-Jo, Mélanie et Arnaud 

 

Et surtout tous les artistes et leur grande disponibilité pour les interviews et les séances photos. Merci !

 

On se donne rendez-vous l'année prochaine ! Et d'ici là, n'hésitez pas à aller découvrir tous les jeunes artistes qui se produisent dans les différentes salles, MJC, bars, festivals de votre région. Ils ont énormément besoin de votre soutien...

 

TCHAO BYE !

FELOCHE (La Hune) à 15h45

21/04/2008

Voici déjà la dernière prestation de ces Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac 2008... Ces quatre jours sont passées très vites, preuve que l’on ne sait pas ennuyé ! Et c’est Féloche, qui nous vient de la région Parisienne, qui fermera le bal en nous proposant une éventail de musique cajun, revue et corrigée à sa sauce. Tel le berger et son bâton, Féloche ne serait rien sans sa mandoline électrique, instrument qu’il maîtrise à merveille, ni ses fidèles acolytes, Léa Bulle (claviers, trompette, etc…) et Christophe Malherbe (Contrebasse). Une énorme dose de bonne humeur dans ce set intense, où les différentes mimiques de notre homme sont légions. Et que vive la Louisiane !

 

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www.myspace.com/feloche

 

(Texte : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Contrairement aux autres groupes qui dispersent des petits flyers un peu partout dans les salles de la ville, tu as pris le parti de faire complètement l'inverse, puisque que c'est carrément un trac de la taille d'un journal quotidien que tu distribues !

En effet, c'est un journal de 4 pages qui s'intitule La Vie Cajun. C'est le premier numéro et surprise c'est moi qui suis à la une ! D'ailleurs, on ne l'a pas fait exprès, mais je joue à la Hune aujourd'hui (sourire). Les gens trouvent ça marrant quand on leur distribue. Forcément, un tract de cette taille ça interpelle un peu plus que les autres.

Quel genre de rencontres aimerais-tu faire avec les nombreux professionnels qui sont à Bourges cette semaine ?

La priorité, c'est de rencontrer des gens qui s'occupent du live. J'aimerais trouver le plus de date pour la rentrée et le début d'année prochaine. Ça devrait bien se passer, puisque même avant d'avoir joué à Bourges, il y a des programmateurs qui m'ont contacté simplement parce qu'ils avaient entendu dire que j'étais sélectionné parmi les Découvertes de la Fnac.

Qu'est-ce que ça représente pour toi le Printemps de Bourges ?

C'est l'un des meilleurs festival de France. Sans vouloir en faire trop, je dirais presque que Bourges est à la musique ce que Cannes est au cinéma et Avignon au théâtre.

Les organisateurs apprécieront le compliment. Comment te sens-tu as quelques heures de monter sur scène ?

Je suis plutôt tranquille pour le moment. Évidemment j'aimerais jouer un peu plus de 30 minutes parce que ça fait un peu court pour raconter une histoire, mais je vais tâcher de faire le meilleur résumé possible de mon répertoire.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

MOUNAWAR (La Soute) à 15h00

21/04/2008

Tous les ans nous avons le plaisir de recevoir au sein des Découvertes des artistes défendus par l’Antenne de l’Île de la Réunion. 2008 ne dérogera pas à la règle en accueillant Mounawar, artiste venant plus précisément de l’archipel des Comores. Après avoir arpenté de nombreuses scènes de l’Océan Indien, une chance lui est donné de faire entendre sa voix en métropole et peut-être ainsi accélérer sa carrière. Et vu son talent et la qualité de sa prestation aujourd’hui, on ne voit pas comment il pourrait en être autrement. Aux côté d’un batteur de feu et d’une choriste à la voix magique, il hypnotise la salle par ses chansons magnifiques qu’il accompagne d’arpéges de guitares acoustiques. Une très belle sensation de dépaysement.

 

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www.myspace.com/mounawar

 

(Texte : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Qui es-tu Mounawar ?

Je viens de l'île de la Réunion, mais je viens de l'archipel des Comores. J'ai des influences traditionnelles comme le M’godro, un rythme ternaire traditionnel des Comores, et le Twaraab, une musique de Zanzibar, mais aussi le jazz, le blues et le funk. L'année dernière, j'ai été désigné lauréat du "Prix musique de l’Océan Indien" avant d'être sélectionné pour participer aux Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac. C'est un grand plaisir d'être ici aujourd'hui pour partager un grand moment avec le public.

Qu'attends-tu de ton passage à Bourges ?

J'espère que ma présence ici va m'ouvrir de nombreuses portes. Je vais tout faire pour convaincre le plus de personne possible de s'intéresser à ma musique. Ensuite, c'est "Caribou" comme on dit chez nous (rires) !


Quels artistes as-tu vus ou as-tu envie d'aller voir sur scène ?

J'ai assisté aux concerts de zoB, d'Aloan et de Monofocus hier après-midi et j'ai vraiment trouvé ça bien. Sinon, j'aimerais énormément aller voir Groundation, malheureusement je n'ai pas de place. Donc, si jamais vous en avez une, je suis preneur ! 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

MELANIE PAIN (La Hune) à 14h15

21/04/2008

Son nom ne vous dit peut-être pas grand-chose mais c’est sûrement une des artistes française qui a fait le plus de concerts à travers le monde ces dernières années. En effet, quand elle ne s’atèle pas à la conception de son projet solo, Mélanie fait partie intégrante des collectifs Villeneuve et surtout Nouvelle Vague, inspiré par Olivier Libaux et Marc Collin, aux côtés de Marina Celestre et Phoebe Killdeer. Avec beaucoup de pudeur, elle nous a interprété ses chansons de sa petite voix douce et délicate, dont le fameux titre La Cigarette. Le public est sous le charme et applaudit la belle comme il se doit. On attend maintenant avec impatience un premier album qui est en cours d’enregistrement. A suivre donc…

 

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www.myspace.com/melaniepain

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Peux-tu nous raconter comment tu as commencer la musique ?

Et bien, au départ, c'était pour rendre service à des amis ! Je bossais dans une agence de design et le week-end, je chantais pour le plaisir. Et puis des potes musiciens qui avaient besoin de voix féminines pour certains enregistrements ont fait appel à moi. Villeneuve m'avait même fait enregistrer une voix témoin sur ses morceaux pour pouvoir démarcher des vraies chanteuses. Sauf que la démo en question est arrivé sur le bureau de Marc de Nouvelle Vague qui m'a intégré au projet. J'ai chanté avec Nouvelle Vague pendant quatre ans avant de me décider à voler de mes propres ailes.

Tu viens de la région parisienne. Raconte-nous comment s'est passé l'audition à Paris ?

Ça a eu lieu à la Maroquinerie, une salle vraiment top que j'avais déjà fait avec Villeneuve, et ça s'est super bien passé. En plus, j'ai fait la connaissance de Féloche et on a été pris tous les deux. Je crois qu'il est en train de jouer en ce moment. Dommage, car j'aurais bien aimé le voir sur scène ici.

Ton concert s'est bien passé ?

Oui, très bien dans l'ensemble. C'était un peu bizarre quand même car j'ai trouvé les gens particulièrement attentifs. C'était assez intimidant, en fait.

Tu ne peux pas voir Féloche mais as-tu pu te rendre au concert de Camille hier soir ?

Oui et c'était vraiment génial. Il y a vraiment plein d'idées dans son spectacle et le public était à fond. Ça me fait toujours drôle de la voir sur scène comme ça puisqu'on a partagé pas mal de dates ensemble avec Nouvelle Vague, dont ma toute première scène d'ailleurs.

Y a-t-il d'autres artistes que tu as envie de voir ?

Oui. Dans l'idéal, j'aimerais bien aller aux concerts d'Alela Diane, de SoKo, de The Do et de The Hives, mais je ne sais pas si j'aurais le temps de tout faire.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

 

 

YOANNA (La Soute) à 13h30

21/04/2008

Place maintenant à la Suissesse Yoanna, exilée du côté de Grenoble depuis un temps et recueillie par le plus underground lieu de vie culturel et musical de la ville, La Bobine. Revenons au concert… Une fois le public assis, les lumières s’allument sur la scène et l’on commence à entendre résonner au loin, aux sons d’un accordéon, une jolie voix. C’est la jeune Yoanna, échappée un instant des planches pour livrer seule son premier titre au beau milieu du public. Belle mise en scène ! Accompagnée ensuite d’une violoncelliste et d’un percussionniste, on nous fera le show pendant une demi heure, apostrophant à souhait la foule de sa gouaille de titi Parisienne. Une personnalité attachante et des chansons populaires devraient lui permettre d’obtenir la reconnaissance du public et de la profession.

 

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www.yoanna.ch

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Petit résumé de ton parcours pour les gens qui te découvrent ?

Dans l'ordre, j'ai commencé l'accordéon à l'âge de six ans, j'ai fait de la danse classique, des matchs d'impro, deux ans de conservatoire de théâtre. J'ai également composé la musique d'un spectacle avec ma mère qui est conteuse, puis j'ai joué dans un duo de reprises qui s'appelait les Pépettes et qui jouait dans la rue, avant de faire de la rue seule avec des reprises et mes compos. Ça fait maintenant trois ans que je joue avec mes musiciens et que je me suis entouré d'un manager et d'une équipe.

Il y a encore quelques minutes, tu étais sur la scène de la Soute. Une réaction à chaud ?

Ça c'est très bien passé, même si je suis un peu frustré de ne pas avoir eut le temps de plus parler entre les morceaux de façon à créer un vrai contact avec le public. Mais bon, c'est 30 minutes pour tout le monde. C'est la règle du jeu.

Presque tous les festivals les plus importants de l'Hexagone proposent des tremplins. Pourquoi avoir choisi celui de Bourges en particulier ?

C'est très simple, Bourges est un festival inévitable quand tu fais de la chanson. C'est une étape incontournable au même titre que les Francofolies de La Rochelle, que j'ai d'ailleurs déjà fait, par exemple.

As-tu eut l'occasion d'aller voir d'autres concerts depuis que tu es arrivée à Bourges ?

Je suis allé voir Camille hier soir et j'ai aussi vu des potes qui jouent dans la rue, les M'Zelle Café, les Garçons de Trottoir. Sinon, je compte aller au concert des Faux-Amis, le nouveau groupe des Amis de Ta Femme, ce soir.

Une date à retenir pour finir ?

Deux, si possible : je serais en concert à l'Européen les 28 et 29 avril.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

DYAOULE PEMBA (La Hune) à 12h45

21/04/2008

Dyaoule Pemba nous vient tout droit de la ville rose, Toulouse, et s’avère être une formation musicale des plus éclectiques, où se mélangent subtilement la chanson traditionnelle, le jazz par l’intermédiaire de son guitariste, véritable virtuose, et différentes musiques du monde, plus particulièrement celle d’Haïti, dont est originaire la chanteuse. C’est d’ailleurs dans le souvenir de ce pays chère que les textes des chansons lui ont été inspiré. Tout à tour, à l’image de la culture locale, le ton est grave et mélancolique quand il s’agit d’évoquer l’esclavagisme pratiqué en Haïti, puis tout devient léger et festif quand elle entame une danse locale, sur les rythmes soutenus des 2 percussionnistes. Belle touche exotique.

 

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www.myspace.com/dyaoulepemba

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Comment as-tu vécu la petite demi-heure que tu as passée sur scène tout à l'heure ?

Le public nous a transmis une énergie très positive. Je l'ai ressenti pendant toute la durée du concert, ce qui me donner encore plus envie de lui rendre cette énergie. Dans l'ensemble, ça c'est très bien passé. Je n'ai vraiment pas à me plaindre.

Comment as-tu réagis quand tu as appris que tu faisais partie des 33 finalistes des sélections de la Fnac ?

Ça a été une grande joie pour moi. C'est un véritable honneur d'être ici cette semaine. Quand je suis arrivé en France en 2002, j'ai commencé à entendre parler de Bourges. J'ai essayé une première fois il y a deux ans sans succès, mais cette année, je suis allé jusqu'au bout et j'en suis ravi.

Tu ne regrettes pas d'avoir été contrainte de patienter deux ans avant de venir présenter ta musique à Bourges ?

Non, pas du tout. Au contraire, c'est peut-être pas plus mal que nous n'ayons pas été retenu la première fois, car cela nous a permis de nous concentrer sur la composition de notre premier album, Moonlight chante Haïti, qui est sorti en novembre dernier.

À quoi va ressembler l'après-Bourges pour Dyaoulé Pemba ?

Dans l'immédiat, nous allons poursuivre notre tournée. Nous avons encore une dizaine de date dont Paris, Bordeaux, Toulouse et même une aux Pays-Bas, à Rotterdam.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

BLAGUE A PART (La Soute) à 12h00

21/04/2008

La Corse nous avait apporté sur le continent un groupe de métal l’année dernière, et bien, en 2008, se sera des spécialistes de la chanson à textes qu’ils nous livrent avec Blague A Part. Après 2 jours de textes anglophones, on avait quelque peu oublié que ces artistes Découvertes pouvaient également chanter en Français ! Dans son discours de présentation de ses équipiers, le leader n’oubliera pas de rappeler leurs origines et nous crient fièrement : « On vous a amené le soleil ! ». Il entonnera par la suite le titre Shériff, avec une introduction à cappella qui fera frissonne l’auditoire, dans la pure tradition de ces voix hautes perchées made in Corsica.

 

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www.myspace.com/blagueapart5

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Qu'avez-vous eut l'occasion de faire depuis votre arrivée à Bourges ?

Nous sommes là depuis jeudi et nous avons, entre autres, eu l'occasion de rencontrer le ministre de la Culture, Christine Albanel, complètement par hasard ! Évidemment, on a sauté sur l'occasion pour lui soutiré assez de subventions pour enregistrer au moins quatre albums (rires) !

Avez-vous trouvé le temps d'aller voir d'autres concerts ?

Oui, bien sûr, on a profité d'être là quelques jours à l'avance pour aller voir quelques concerts et s'imprégner de l'ambiance du festival. Parmi les Découvertes, on a pu assister aux concerts de Monofocus et Aloan.

Qu'est-ce que le festival de Bourges représente pour vous ?

Le Printemps de Bourges à une image de prestige. Même les gens qui n'écoutent pas de musique connaissent le festival de nom. C'est une institution. À notre niveau, ça représente une étape car on veut aller encore plus haut. Pour donner une image, avec Bourges on vient de passer la seconde, et derrière on aimerait passer la troisième le plus vite possible.

Comment s'est déroulé votre concert ?

Trop vite. C'était vraiment trop court. A peine tu commences à transpirer qu'il faut déjà quitter la scène. En même temps, c'est aussi un bon test. Il faut rentrer dedans tout de suite sans tourner autour du pot. En tout cas, les gens dans la salle ont eu l'air de passer un bon moment et c'est l'essentiel après tout.

Quel est votre prochain gros rendez-vous sur scène ?

On joue à la Cigale à Paris le 14 juin dans le cadre d'un gros tremplin francilien, le Fallen Fest.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

Les Découvertes Rock vues par Nicolas, vendeur expert à la Fnac Champs-Elysées...

20/04/2008

Avant tout, j'ai vraiement adoré que les groupes n'utilisent pas de yukulélé cette année !!

 

Alb : Très interessant, un style électro-pop à la mode depuis 3 ans. La base, électronique, est impeccable et j'ai aimé le travail sur les harmonies. très péchu également.

 

Bastet : Il font traîner des riffs lancinants. J'ai adoré l'explosion sur les 40 dernière secondes du dernier morceau.

 

Tremore : On trouve des influences de la scène hardcore comme At The Drive-In. Ils ont le soucis du détail mélodique.

 

St Augustine : Interessant mais je suis moins folk...

 

Twice : "The Kills maison" ! Grosse présence scénique de la nana qui compense le manque de grattes.

 

aloan : Très pros, carré. Voix Trip-Hop entre Beth Gibbons et Amy Winehouse. Par contre, j'ai moins aimé la voix hip-hop du gars.

 

Kiss kiss bang bang : grosse ambiance. La fin au piano à la Jerry Lee Lewis excellente.

 

Kid bombardos : grosse maturité sonore pour un groupe de cet âge. Le chanteur à la même voix que celui des Stokes.

 

 

CURRY AND COCO (La Soute) à 16h30

20/04/2008

Ce que l’on aime bien avec les formations du Nord, c’est qu’on les retrouve toujours dans des attitudes totalement extrêmes. La où Roken Is Dodeljik paraissait sage et propre sur eux, le combo Curry and Coco serait plutôt dans un style extraverti et looké à mort ! En effet, adeptes des équipements sportifs des footballeurs des années 70 et de la moustache qui va bien, voici les ovnis du jour ! Et comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences, leur musique, entre pop et électro va enflammer le sous-sol de La Soute pour le transformer en dancefloor. Et seulement claviers et batterie suffise à nos 2 rigolos, extrêmement doués, pour en arriver à cet état de grâce. Petite réflexion d’après concert, ils auraient sans doute été mieux situé dans la soirée des Découvertes Electro…

 

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www.myspace.com/curryandcoco

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Comment se sont rencontrés Curry et Coco ?

Avant de commencer, on voudrait dire que c'est la première fois qu'on ne commence pas une interview en nous demandant : "Qui est Curry et qui est Coco ?" (rires) ! Sinon, pour répondre à la question, on se connaît depuis très longtemps. Un jour, en janvier 2006, on a trouvé un vieux clavier pourri dans une braderie et c'est de là que tout est parti.

Si les spectateurs ont la révélation de leur vie en vous voyant sur scène, quels disques auront-ils la possibilité d'acheter au stand merchandising après concert ?

Nous avons actuellement trois supports discographiques à la vente. Notre premier 4 titres, They Say Who's Next… We Say Us, sorti en février 2007, qui nous a permis de faire nos premiers concerts. En décembre de la même année, on a sorti un single qui s'appelle Singles, et là on vient d'en sortir un autre qui s'appelle Still Singles.

Pour quelles raisons avez-vous tenter votre chance aux Découvertes Fnac du Printemps de Bourges ?

On n'est pas vraiment branché par les tremplins et ce genre de truc. Ce qui nous plaît c'est de jouer, qu'importent le lieu et le moment. Il y a pas mal de gens qui nous ont poussé au cul pour qu'on s'inscrire aux Découvertes de la Fnac, qu'on a finis par écouter, ce qui nous a permis de faire un concert mortel au Splendid à Lille devant 800 personnes déchaînées.

Vous n'appréhendez pas trop de jouer devant un public assis ?

Non, parce qu'en ce moment même, on a toute une bande de pote qui est en train de dévisser tous les fauteuils de la salle (rires) !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

THE DELANO ORCHESTRA (La Hune) à 15h45

20/04/2008

On en parlait déjà hier avec St Augustine, l’Auvergne est dorénavant l’autre pays du Folk. D’ailleurs, Clermont Ferrand ne s’y ait pas trompé en organisant début juin le festival Europavox, où une nuit sera consacré à la musique folk. Y seront d’ailleurs programmés les Delano Orchestra, en locaux de l’étape. En attendant, ils ont enchanté le public présent en masse cette après-midi dans cette salle de la Hune, qui se prête parfaitement à ce style musical en raison de sa configuration et son acoustique impeccable. Ce que l’on aime par-dessus tout dans leur musique, c’est d’abord qu’ils savent l’agrémenter d’instruments atypiques comme la trompette, à l’instar des Américains Calexico, et que les morceaux finissent souvent dans un déluge de guitares soniques. On est certain qu’is ne devraient pas tarder à concrétiser leurs ambitions.

 

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www.myspace.com/thedelanoorchestra

 

(Texte & Photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Dans quelques heures, vous serez sur la scène de la Hune. Dans quel état d'esprit êtes-vous actuellement ?

On est plutôt serein. Le trac ne monte pas encore. Derek, le chanteur-guitariste a déjà eu le droit à une répétition grandeur nature, puisqu'il a joué hier après-midi dans la même salle avec St Agustine.

Qu'est-ce qui a motivé votre participation aux sélections du Printemps de Bourges ?

À la base, c'est l'opportunité de pouvoir jouer à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand dans le cadre des sélections régionales qui nous a poussé à déposer notre candidature. Rien que de jouer dans une grosse salle de 1500 personnes, c'était déjà inespéré au départ. Alors, tu imagines bien que d'être ici à Bourges aujourd'hui, c'est encore plus inattendu pour nous. La cerise sur le gâteau restant d'avoir été pris avec St Augustine qui fait parti du même collectif que nous.

Vous n'attendez donc rien en particulier suite à votre concert ?

Nous avons déjà un label, Alienor Records, qui a ressorti notre premier album en février. Nous avions déjà édité ce disque avec notre collectif qui regroupe St Agustine, Leopold Skin, Pastry Case et The Delano Orchestra, mais il était uniquement disponible sur Clermont-Ferrand à l'époque. Prochainement, nous allons va changer de tourneur, donc en ce moment on cherche surtout des gens qui pourraient nous trouver des dates de concerts.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

STELLARDRIVE (La Soute) à 15h00

20/04/2008

Attention, changement de style musical attendu avec les Stellardrive, de Besançon. Adeptes d’une musique à tendance métal, les seuls des Découvertes, ils doivent sûrement être influencé par un groupe comme Tool. C’est d’ailleurs tout à leur honneur que de ne pas surfer sur la vague rock actuelle. A ce titre là, la mise en scène de leur prestation n’est pas du tout laissé au hasard ; un jeu de lumière tamisé laissent les musiciens dans une quasi obscurité. Le clarté est surtout obtenu par une vidéo sur grand écran, diffusée derrière le batteur, cachant ainsi le logo du Printemps de Bourges. Mais de là à dire qu’il s’agit d’une pure provocation, il y a un grand pas. Par contre, le parti pris le plus flagrant et peut-être le plus courageux, c’est que l’on a à faire à une formation instrumentale, sans chanteur pour accompagner les riffs de guitares. Chose rare pour être signalé.

 

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www.myspace.com/stellardrivemusic

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Qu'allez vous retenir de votre premier concert à Bourges ?

Ça s'est bien passé pour nous et pour le public aussi apparemment. Après le concert, il y a une dame d'un certain âge qui est venu nous voir pour nous dire qu'elle avait été émue et qu'elle avait le cœur qui en tremblait encore.

Vous dîtes ça pour plaisanter où cela s'est réellement passé ?

Non, ce n'est pas une blague. On ne s'amuserait pas à raconter un truc aussi ridicule en interview si ça n'était pas vrai (rires)

Hormis Bourges, quelles autres expériences scéniques marquantes avez-vous déjà vécues ?

Nous avons eu la chance de jouer aux Eurockéennes de Belfort l'été dernier suite à un autre tremplin. C'est un autre festival très important mais complètement différent de Bourges.

Qu'est-ce qui vous a motivé à vous inscrire aux Découvertes de la Fnac ?

Ça s'est fait vraiment au hasard, parce que pour être tout à fait honnête, on ne pensait pas que la musique de Stellardrive corresponde avec ces que les organisateurs de Bourges recherchent. On peut se tromper, mais pour nous le Printemps de Bourges, c'est surtout de la pop, de la variété et de la chanson. Vu qu'on fait du post-rock instrumental avec des morceaux très longs qu'on joue très fort, on ne pensait pas avoir notre place ici. Au final, on avait tout faux et c'est tant mieux !

Quels sont vos projets pour les mois à venir ?

On va sortir notre album en digipack, bien qu'il soit déjà en téléchargement gratuit sur Internet. Il y a plein de gens qui viennent nous voir en nous demandant s'il peuvent acheter le disque et on a beau leur répondre qu'il est sur le net, il faut croire qu'il y a encore des fétichistes du CD !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

PUGGY (La Hune) à 14h15

21/04/2008

Les Puggy sont classés Découvertes Belges mais, de part la diversité des origines de chacun de ses membres, ils auraient pu prétendre à concourir au niveau… Européen ! En effet, le trio se compose d’un Française, d’un Anglais et d’un Suédois et se sont rencontrés en Belgique. S’il fallait en rajouter, leur site Internet propose une version Néerlandaise ! Ces richesses, culturelles et musicales, leur permet de prétendre à une notoriété à travers différents pays, ils ont notamment déjà foulé des scènes à Leeds, Benicassim en Espagne par exemple et seront prochainement du côté de Liège et Londres. Il va donc sans dire que le public est, en quelque sorte, chanceux de pouvoir écouter leur pop/folk des plus léchées aujourd’hui à Bourges.

 

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www.myspace.com/puggyband

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Il y a un peu plus de deux mois, vous étiez sur la scène du Palais Omnisport de Bercy devant 15 000 personnes en ouverture des Smashing Pumpkins. La Hune et ses 900 places assises ont dû vous paraître toute petite à côté ?

Beaucoup plus petite certes, mais pas moins impressionnante pour autant. En fait, dans une grande salle comme Bercy tu ressens moins le public que dans une petite salle. Bourges reste une date très importante pour nous car ça donne l'opportunité de nous faire connaître auprès des professionnels français qui n'ont pas eu l'occasion de nous voir avec les Smashing, Fiction Plane ou Incubus.

Comment vous êtes-vous retrouvé sur la tournée Européenne d'Incubus ?

Avec deux autres groupes, on a fait un concert à Bruxelles qui était filmé par une chaîne de télévision belge. Après notre passage, il y a eu un feu dans la salle et le reste du concert a été annulé. La chaîne n'avait que notre concert en boîte et du coup elle l'a diffusée beaucoup plus que prévu. Dans le même temps, Incubus était de passage pour un festival en Belgique. Le guitariste du groupe a vu ce concert le soir dans sa chambre d'hôtel et il a adoré. Leur manager a appelé pour demander si nous étions partant pour faire leur première partie sur toute leur tournée européenne qui débutait quelques semaines plus tard à Barcelone. C'est vraiment un concours de circonstance hallucinant !

La notoriété du Printemps de Bourges est-elle la même en Belgique qu'en France ?

Oui, sans aucun doute. On parle beaucoup de ce festival chez nous. On est d'autant plus fier de représenter la Belgique à Bourges sachant l'importance que le festival représente pour pleins de groupes belges.

Pour les gens qui vous auraient louper ici et ceux qui souhaiterait vous revoir, sur quelles scènes aura-t-on l'occasion de vous voir prochainement ?

On a encore quelques dates en France notamment une au festival des Papillons de Nuit en Normandie début juin. En parallèle, on est en train d'écrire notre nouvel album qu'on espère enregistrer le plus rapidement possible.

(Propos recueillis par G. Fouqué)

KID BOMBARDOS (La Soute) à 13h30

20/04/2008

Dans la pure lignée des groupes à tendance rock de la bonne vieille ville Bordelaise, on vous présente les Kid bombardos qui, comme le leur nom l’indique, sont de tous jeunes gens (Enfants ?) dont la moyenne d’âge ne dépasse pas 20 ans ! On prend d’ailleurs un sacré coup de vieux là… Mais attention, ils ne sont pas là pour rigoler, forts de nombreux concerts dans leur région, on est surpris par la maturité technique sur scène. Notamment par le batteur Simon, tout juste 16 ans, capable de tenir la cadence rythmique soutenue des morceaux avec une grande aisance. Et pour parfaire le tout, le chanteur, à la voix qui nous rappelle celle de Ian Curtis (Joy Division), est d’un charisme incroyable pour son âge (Une future rock star ?!, les nouveaux Stokes ?!). Bluffant. Une des plus grosse sensation de ces Découvertes. A suivre…

 

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www.myspace.com/kidbombardos

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Malgré votre jeune âge, à peine vingt ans de moyenne, sans compter votre batteur qui n'a que 16 ans, Kid Bombardos n'a pas l'air d'être né de la dernière pluie. Quel a été votre parcours ?

Nous sommes trois frères et un ami d'enfance et nous avons tous commencé la musique vers l'age de 10 ans. On a monté le groupe assez rapidement. Ça fait maintenant deux ans qu'on fait des concerts régulièrement, au départ essentiellement sur Bordeaux et depuis quelques mois un peu partout en France.

Vous n'avez pour le moment sorti qu'une démo 5 titres. Seriez-vous par hasard en train d travailler sur votre premier album ?

Et non, pas du tout ! On a refait une autre démo qui est actuellement en cours de mixage et qui devrait sortir incessamment. On attend le bon moment pour se lancer sur l'album.

Juste avant que cette interview ne commence, un programmateur de festival est venu vous interpeller pour vous dire qu'il avait énormément apprécié votre prestation…

Oui et on l'a immédiatement dirigé vers notre manager avec qui il est en train de discuter en ce moment. En exclusivité pour le site de la Fnac, on peut annoncer qu'il y a de fortes chances pour qu'on joue sur un festival près de Saint-Étienne l'année prochaine (rires) !

Vos impressions sur le concert que vous venez tout juste de donner sur la scène de la Soute ?

Tout s'est super bien passé. Le son était bon, le public sympa. Il n'y a vraiment rien à redire sur les conditions dont nous avons bénéficié.

C'est grisant de savoir qu'avant vous des groupes comme Fancy, les Têtes Raides, Cocoon ou les Hushpuppies sont passés par les Découvertes du Printemps de Bourges ?

Sans oublier Patrick Bruel (rires) ! Évidemment, ça fait rêver, mais le plus important pour nous c'est de pouvoir rencontrer un maximum de gens dans l'optique d'aller jouer là où ne nous n'avons pas encore été…. Et aussi d'aller boire un coup au pot des antennes !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

ROKEN IS DODELIJK (La Hune) à 12h45

21/04/2008

Bienvenue chez les Ch’tis ! En effet, cette formation au nom bien nordique (quoique résonnant plutôt du côté de l’Islande…), nous vient en fait tout droit du Nord de la France, Lille exactement. Leur musique se définit comme une pop folk des plus précieuses, agrémentée de sonorités électroniques de toute beauté. Le mot beauté s’applique également à la tenue vestimentaire de ces jeunes gens ; pour preuve le chanteur Fonzy, extrêmement à l’aise dans son costume 3 pièces et Lena Deluxe, aux claviers, dans une superbe robe que lui envierait Bjork… Le public, en fin connaisseur, se laisse tout doucement submergé par toutes les lignes mélodiques des chansons et en redemandera jusqu’à la fin. Beau petit moment de douceur…

 

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www.myspace.com/rokenisdodelijk

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

On vous a sûrement posé cette question déjà une bonne centaine de fois, mais pourquoi avoir choisit un nom en hollandais et donc difficilement prononçable ?

Ce qui est amusant, c'est qu'il y a pas mal de monde qui nous reprochent d'avoir pris un nom si compliqué, mais finalement, ça interpelle plus les gens. Et puis ça nous fait marrer d'entendre les journalistes qui galèrent pour prononcer correctement "Roken is Dodelijk" qui se traduit par "Fumer tue" en français. Cela dit, la plupart du temps nous appellent "Rock machin truc" !

Avec le recul, maintenant que vous êtes à Bourges, trouvez-vous que les sélections des Découvertes de la Fnac constituent une épreuve difficile ?

En fait, on avait déjà participé aux sélections l'année dernière sans être retenu à la fin. Le souci c'est qu'on n'avait répété qu'une seule fois avant de se présenter. Donc cette année on a décidé de s'y mettre sérieusement et du coup on a répété trois fois (rires) !

Quel était votre sentiment en descendant de scène tout à l'heure ?

On était tous très contents. En quittant la salle les gens avaient l'air d'avoir passé un bon moment. Il y avait des centaines de filles en pleurs (rires) !

À quand remonte le début de Roken is Dodelijk ?

Ça fait à peu près deux ans qu'on joue ensemble. On ne se connaissait pas forcément tous avant de rejoindre le groupe. Le seul qui connaissait tout le monde, c'est Fonzie, le chanteur. C'est en quelque sorte lui qui a rassemblé tout le monde dans Roken. On vient de sortir notre premier EP, qu'on peut d'ailleurs trouver dans toutes les Fnac ou à défaut le commander sur le site de la Fnac.

Quel va être la suite du programme : vous allez profiter du Printemps pendant quelques jours où vous retournez directement chez vous dès demain matin ?

On reste jusqu'à dimanche. On aurait bien aimé voir puggy, mais ils doivent être en train de jouer en ce moment. Blonde Redhead aussi, mais malheureusement, c'est complet. Cela dit, on ne va pas s'empêcher de faire la fête pour autant !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

KISS KISS BANG BANG (La Soute) à 12h00

21/04/2008

Le buzz sur le groupe parisien Kiss Kiss Bang Bang a réellement démarré suite à la participation à la compilation CQFD de l’hebdomadaire Les Inrocks, début 2007. Les voilà aujourd’hui sélectionnés pour les Découvertes Rock, comme une suite logique dans leur parcours. Une impression de maturité émerge du combo, surtout du côté de leur leader chanteur, au charisme incroyable, passant aisément, d’un titre à l’autre, de sa guitare aux claviers. Et pour ne pas nous déplaire, autre atout, de charme celui là, parmi les musiciens, la basse est tenue par une jolie jeune femme qui éblouie le public médusé… Leur morceaux, dont le style se veut dans la pure tradition de l’Indie rock ne serait sans nous rappeler dEUs ou Pulp.

 

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www.myspace.com/ilovekisskissbangbang

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Votre concert à l'air d'avoir emballé une bonne partie du public. Et vous, qu'avez-vous pensez de votre prestation ?

On est plutôt content de ce qu'on a fait. On a vu un spectateur qui est parti pisser pendant le set, mais c'est tout.  Les autres se sont même levés à la fin. C'est le principal si ça leur a plu parce que ce n'était pas forcément très facile de jouer à midi. En dehors des moments où l'on compose chez nous, on n'avait jamais joué si tôt auparavant.

Vous êtes issus des sélections de la région Picardie. Comment se sont déroulées les différentes étapes qui vous ont conduits jusqu'à Bourges ?

Tout est parti de la première démo que nous avons enregistré au studio Divine Melodie à Creil à l'été 2006. On y a rencontré des gens du réseau Printemps et de fil en aiguille nous avons déposé un dossier de candidature, participé au auditions, etc.

Avant Bourges, votre nom avait déjà commencé à circuler grâce à une compile du magazine Les Inrockuptibles.

Effectivement, on avait eu la chance d'être sélectionné pour figurer sur le disque de CQFD. Avec désormais le titre de Découvertes de la Fnac et du Printemps de Bourges, ça nous fait une belle carte de visite pour lancer le groupe. Ça nous a par exemple permis d'avoir un titre sur le sampler de Rolling Stone.

Si vous pouviez choisir, avec qui aimeriez-vous prendre contact pendant le festival ?

Étant donné qu'on cherche un tourneur, la réponse est déjà toute trouvée. On a la chance d'avoir un manager qui fait un boulot exceptionnel pour nous, donc on lui fait confiance de ce côté-là. D'ailleurs, elle ne fait que ça. Ce n'est pas un passe-temps. C'est son métier à part entière. Elle s'occupe également d'Allister et d'Orwell.

Quels groupes comptez-vous aller voir jouer ce soir ?

Blonde Redhead. Alors que certains d'entre nous les ont déjà pourtant vu hier soir au Bataclan !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

MONOFOCUS (La Soute) à 16h30

20/04/2008

Monofocus gagne haut la main le premier prix du groupe le plus loufoque aujourd’hui ! Pour essayer de faire comprendre, c’est comme ci Tryo montait sur scène sous acides ! Malgré ces tenues vestimentaires baroques et leurs mimiques à n’en plus finir, qui pourrait les faire passer pour des rigolos, se cache derrière de sacré musiciens au talent indéniable. Leur style musical, où l’on perçoit des sonorités de piano, guitare, accordéon et instruments originaux en tout genre, se veut emprunt des différentes musiques folkloriques trouvables aux quatre coins du globe. S’il fallait oser une comparaison, on se tournerait vers un combo comme Moriarty par exemple. En tout cas, il auront bien amusé le public resté jusqu’au bout aujourd’hui des Découvertes. Bravo !

 

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www.myspace.com/monofocus

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Votre concert à la Soute a attiré tellement de monde, à tel point que de nombreux spectateurs n'ont pas pu rentrer. C'est plutôt flatteur, non ?

On savait que la Soute étant la plus petite des deux salles de la Maison de la Culture de Bourges, les concerts affichent souvent complet, mais on était loin d'imaginer qu'ils fermeraient les portes pour nous ! En même temps, il pleuvait pendant notre concert, donc les gens ont peut-être tout simplement déserté les terrasses et sont venus se mettre à l'abri à l'intérieur (rires) !

Peut-être aussi que c'est tout simplement votre musique qui a attiré les spectateurs. Les impressions recueillies à la sortie du concert étaient dans l'ensemble toutes très bonnes…

On est bien content de l'apprendre. Ce n'était pas évident car tout est allé très vite. Entre l'installation du matériel, le concert et le démontage du plateau, il s'est seulement écoulé une heure. Heureusement pour nous, toute l'équipe du Château Rouge, une salle d'Annemasse, est venu nous filer un coup de main pour le matos. Sans eux on serait encore en train de déballer les instruments à l'heure qu'il est (rires) !

Comme bon nombre de groupes des Découvertes Fnac, ce concert figure parmi vos tout premiers.

En effet, c'est seulement notre cinquième concert. Le fait que les gens soient resté assis ne nous a pas plus dérangé que ça. Il y a des concerts que tu peux vivre aussi intensément assis que débout. C'est à nous de s'adapter à la salle.

Avez-vous eut le temps de regarder les concerts des autres groupes découvertes qui jouent toute la semaine ?

Non, pas pour l'instant car en amont du concert il y a plein de chose à faire comme l'affichage dans la ville, l'organisation des rencontres avec la presse, etc. Maintenant que le nôtre est passé, on va pouvoir commencer à profiter un peu des concerts des autres.

Votre premier disque est déjà prêt. Quand espérez-vous le sortir ?

La date est déjà calée, il s'agit du 26 septembre. D'ailleurs, on sera en concert au Château Rouge ce soir-là. On va présenter ce disque dans le réseau musique mais aussi dans la rue, puisqu'on a déjà plusieurs dates confirmé dans différents festivals d'art de rue. Sinon, on espère pouvoir le sortir en vinyle, mais c'est de plus en plus dur de sortir des vinyles parce que les disquaires ont du mal à les vendre. Alors si le patron de la Fnac nous écoute : mettez plus de vinyle dans les bacs, s'il vous plaît !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

ALOAN (La Hune) à 15h45

20/04/2008

La Suisse cette année aura 2 représentants pour ces Découvertes du Printemps de bourges, Yoanna, que l’on pourra applaudir demain et Aloan, présent aujourd’hui dans cette grande salle de la Hune. Et la première chose qui nous saute au yeux dès le début de leur show, c’est la maturité des 7 membres du groupe dans les compositions des morceaux et leur présence et l’occupation de l‘espace. D’ailleurs, on ne s’y ait pas tromper quand on sait qu’il ont déjà les planches de festivals prestigieux comme le Paléo festival ou les Eurockéennes de Belfort. Rien que cela ! Après, c’est sûr, on pourra toujours se demander s’il est approprié de nommer un groupe Découvertes avec un tel cursus et déjà 3 albums à leur compteur… En tout cas, on a adoré leur style trip-hop, aux accents soul.

 

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www.myspace.com/aloan

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Contrairement aux groupes issus des auditions organisées par les antennes régionales du Printemps de Bourges, vous n'avez pas eu besoin de postuler pour être sélectionné…

Tout à fait. En Suisse, ce sont des organismes comme la FCMA et les radios comme Couleur 3 qui suivent les groupes tout au long de l'année, qui présentent un groupe de leur choix. On pourrait croire que ça a été plus facile pour nous que pour les autres d'arriver ici aujourd'hui, mais bien au contraire : sans qu'on s'en rende compte, le concours dure toute l'année pour nous !

Votre premier album n'est pour l'instant disponible qu'en Suisse. Jouer à Bourges, c'est aussi l'occasion de rencontrer des distributeurs français.

Oui, mais ça ne nous intéresse pas; on réserve notre musique au marché suisse (rires) ! Plus sérieusement, on cherche évidemment à se faire distribuer en France. On a déjà eu plusieurs contacts dans cette optique avant d'être à Bourges, mais qui n'ont pas abouti.

Avez-vous déjà fait des concerts plus importants en nombre de spectateurs que celui-ci ?

Oui, deux. Le premier aux Eurockéennes de Belfort et l'autre au Zénith de Paris…

Ah bon ?!

Ouais ! On a eu la même réaction que toi quand on nous l'a dit. En plus, c'est Joe Cocker qui a fait notre deuxième partie ce soir-là (rires) !

Comment avez-vous abordé votre concert devant le public de la Hune ?

Plutôt sereinement. Un petit peu stressé, mais plus par le contexte que par la taille de la salle. On a que 30 minutes pour prouver à la terre entière qu'on est les meilleurs, donc il faut y aller à fond sans s'économiser. Les directeurs artistiques et les programmateurs n'ont pas le temps d'aller vous tous les groupes jouer pendant une heure et demie. Au maximum ils regardent deux morceaux, donc il faut faire bonne impression très rapidement.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

TWICE (La Soute) à 15h00

20/04/2008

Autre groupe, autre ambiance quand se pointe sur scène les Tourangeaux de Twice, composé de la jolie et sulfureuse Margot, vêtue d’un blouson vintage gris métal et de talons (très) hauts, et d’Andréas, d’origine Danoise, armé de sa guitare bien alimenté par un plateau de pédales à ses pieds assez impressionnant. Bien sûr, dès les premières notes, on ne peut s’empêcher de penser aux fameux The Kills que la Fnac nous avait donné l’occasion de voir il y a peu à l’Olympia. En tout cas, ils ont le mérite de bien occuper l’espace, maîtrisant parfaitement le jeu de la complicité entre sexe masculin et féminin. Le public (et les photographes) n’ont d’yeux que pour cette sublime plante, il est bon qu ‘une femme tienne sa place dans ce monde rock de brutes ! Un des gros coup de cœur des disquaires présents.

 

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www.myspace.com/poptwice

 

(Texte & Photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Si je vous dis : Têtes Raides, Zebda, Anaïs, Cocoon et Fancy. Vous me répondez ?

Que ce ne sont pas des groupes qu'on retrouve dans notre discothèque, mais que l'on connaît de nom évidemment. Fancy on aime bien et on les a même vus en concert à la Flèche d'Or, à Paris. Le chanteur a une voix incroyable. Il y avait quelque chose d'autre à trouver ?

En fait, s'agit de groupes qui sont passés par les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac…

On se souhaite le même succès qu'eux alors ! Et au cas où tu poserais la même question dans quelques années en citant Twice cette fois, on espère que les groupes ne répondront pas qu'on ne fait pas partie de leur discothèque (rires) !

Parlons un peu de vous. Ça fait combien de temps que vous jouez ensemble ?

On s'est rencontré il y a trois ans et on a commencé à jouer ensemble il y a deux ans et demi. Les premiers concerts sont arrivés assez vite. Au fil des dates, on a enrichi notre musique, notamment en utilisant de plus en plus de samplers. On a commencé à faire un peu parler de nous en apparaissant sur deux compiles : CQFD des Inrocks et Diesel-U Music. C'est la deuxième fois qu'on tente notre chance aux Découvertes du Printemps de Bourges.

Ce n'est donc pas par hasard qu'on vous retrouve ici aujourd'hui. Vous teniez vraiment à faire le Printemps de Bourges ?

Oui, parce que c'est un festival que l'on connaît bien pour l'avoir fréquenté plusieurs années en tant que festivaliers. On est pas loin, puisqu'on est sur Tours. C'est une institution ce festival.

Comme tous les groupes des Découvertes, vous n'avez le droit qu'à une demi-heure sur scène. Pour quelle formule avez-vous opté ?

On a essayé de faire la set-list la plus efficace possible, tout en faisant attention à ne pas garder exclusivement nos morceaux qui envoient le plus. En une demi-heure, tu n'as pas le temps de placer un morceau de rock progressif qui dure 10 minutes. Il faut aller droit au but, un peu comme l'OM !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

ST AUGUSTINE (La Hune) à 14h15

20/04/2008

Après le rock des premiers combos passés depuis le début de cette journée pluvieuse, on passe maintenant en dessous du niveau de la Loire pour faire place aux Clermontois de St Augustine. D’ailleurs, vous avez peut-être remarqué que les Découvertes rock nous avait déjà apporté un groupe venu d’Auvergne l’année dernière, et pas des moindre, Cocoon. A en croire l’écoute de la folk d’influence américaine de St Augustine que cette région s’est trouvé un style musical qu’il propage dans l’hexagone. En cela je suppose bien soutenu par la grosse activité locale de la salle La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand. A noter qu’un des guitariste joue également dans The Delano Orchestra, autre groupe Découvertes.

 

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www.myspace.com/staugustinelovesyou

 

(Texte & Photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

 

 

Qu'est-ce que les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac vous ont apporté pour le moment ?

Plein de choses ! Déjà, ça nous a permis de faire nos deux plus gros concerts, d'abord à la Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand pour les auditions régionales, puis à la Hune aujourd'hui. Pour nous c'est déjà exceptionnel.

Deux concerts marquants pour St Augustine, donc.

Oui, puisqu'il s'agit aussi de mes deux premiers concerts avec les autres musiciens. Auparavant, je me produisais seul avec ma guitare. Ça fait très peu de temps que je suis accompagné sur scène par une pianiste, une violoncelliste et un batteur. Derek Delano, le chanteur/guitariste de The Delano Orchestra joue du banjo sur certain morceau également. Pour l'anecdote, Christophe notre batteur n'avait jamais répété avec nous avant le jour des auditions. Il avait juste travaillé les morceaux de son côté.

C'est avec cette formation à cinq que tu as enregistré ton premier EP 6 titres, In a Field of Question Marks ?

Avant j'enregistrais des morceaux tout seul dans ma chambre à l'arrache. Là, c'est la première fois que je suis allé enregistré dans un vrai studio avec des vrais instruments. La moitié des disques qui ont été fabriqués sert à démarcher et l'autre est vendu à la fin des concerts. C'est un bon début avant l'album.

Ce EP possède une très belle pochette dont les contours ont été cousus. Tu as passé tes nuits devant ta machine à coudre ?

Non, c'est Aurélia, la pianiste, qui s'occupe de ça. On les fait au fur et à mesure. Pour l'instant on a 200 EP qui ont été fabriqués, mais en tout on a mille pochette qui attendent d'être cousus.

Avec The Delano Orchestra, dont tu parlais tout à l'heure, mais aussi, Cocoon, Léopold Skin, Garciaphone et d'autres encore, Clermont-Ferrand commence à développer une nouvelle scène folk/rock très intéressante. Comment l'expliques-tu ?

Il y a plusieurs raisons. La Coopérative de Mai aide énormément les groupes locaux. C'est un des centre névralgique de la ville en matière de musique, tout comme les disquaires indépendants et la Fnac. L'environnement du département a peut-être également une influence sur la musique que l'on fait. Ça nous arrive parfois d'aller faire des pique-niques entre groupes au bord des lacs. C'est vraiment pas le genre de chose que tu peux faire quand tu es dans un groupe à Paris !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

TREMORE (La Soute) à 13h30

20/04/2008

Les Normands de Tremore font du rock. Ça, on en est sûr… Mais il s’avère que leur style particulier, où les rythmiques de batterie prennent autant d’espace que les guitares électriques, ne serait sans nous rappeler un certain groupe totalement hype à l’heure actuelle, Les Vampire Weekend. On leur souhaite évidemment de surfer sur la vague ! Bien sûr, si l’on s’en réfère à la voix maniéré du chanteur Thomas, on ne peut pas passer outre le fait que Muse doit être parmi leurs références… Pour les fans, vous pourrez les retrouver le 19 Juillet au célèbre festival Art-Sonic, en Normandie. Qu’on se le dise ! En tout cas, les webzines spécialisés parlent déjà d’eux comme l’un des groupes phares de la scène rock française à émerger.

 

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www.myspace.com/tremoretheband

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

 

 

Est-ce qu'on peut dire que votre concert à Bourges est d'hors et déjà le plus important de votre histoire ?

Peut-être, mais on ne le sait pas encore. Ce n'est pas la plus grosse salle qu'on fait en tout cas. Lorsqu'on a fait les auditions régionales à Caen, nous avons joué dans la grande salle du Cargo qui fait environ mille places. Quoi qu'il en soit c'était vraiment cool de jouer ici, même si faire face à un public aussi attentif c'est quand même moins évident que devant une salle qui bouge, avec des pogos et des slams de partout.

Bourges, c'est votre première apparition sur un festival de renommée nationale ?

Non, car nous avons eu la chance de jouer aux Vielles Charrues et aux Papillons de Nuit où l'on avait ouvert pour Phoenix et I'm From Barcelona. On commence à avoir un joli tableau de chasse niveau festival !

Qu'est-ce que le Printemps de Bourges peut vous apporter de plus que les autres festivals auxquels vous avez participé précédemment ?

Au niveau des tremplins, que ce soit pour les Vieilles Charrues ou les Papillons de Nuit, les retombées sont essentiellement locales. Avec les Découvertes Fnac, on accède à un niveau de médiatisation supérieur.

Quels groupes considérez-vous comme vos principales influences ?

Ça va de Von Bondies à The Coral, en passant par Television, The Smiths, Joy Division, Blur, Nirvana, The Kinks, David Bowie, Syd Barrett et BRMC.

Quel est votre programme pour ce soir ?

On va aller voir Foals au 22 Est. On est content qu'ils jouent le même soir que nous parce que c'est un groupe que l'on écoute beaucoup en ce moment. Demain soir, ils sont à Saint-Lô, notre ville natale, donc il se peut qu'on les voit deux fois en deux jours.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

BASTET (La Hune) à 12h45

20/04/2008

Place à la Bretagne et plus précisément la bonne vieille ville de Quimper pour inaugurer la salle de La Hune ce matin. Bastet, sur la scène musical depuis 2005, est beaucoup moins là pour rigoler. En effet, avec un soucis mélodique toujours perfectible chez eux à la manière de ce qu’à pu faire Les Beatles par le passé, chacun participe tour à tour au jeu des chœurs, en harmonie total avec les nappes de clavier vintages. Sans oublier bien sûr des guitares aériennes, omniprésentes. Le public reste bouche bée devant cette déferlante sonore totalement maîtrisé. On sent clairement que ces messieurs s’influencent de ce qui se passe pas loin de chez eux, juste de l’autre côté de la Manche.

 

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www.myspace.com/bastetmusic

 

(Textes & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

 

 

Il y a quelques minutes, vous étiez encore sur la scène de la Hune. Comment s'est passé ce concert ?

Très bien. On a eu la chance de pouvoir faire une bonne balance, donc les conditions étaient vraiment optimales. Le format d'une demi-heure nous a obligé à ne retenir que sept morceaux les plus représentatifs de notre musique. On a fait un gros sacrifice puisqu'on aime tous nos morceaux qui sont très variés. Ça peut aller d'un truc très soul à quelque chose de plus pop-rock.

Qu'est-ce que ça représente pour vous de jouer à Bourges aujourd'hui ?

Avant tout, c'est une opportunité de jouer en dehors de la Bretagne. On s'est déjà produit à Paris, mais l'essentiel de nos concerts ont pour l'instant eu lieu dans notre région d'origine.

C'est tout ?

Étant donné qu'on fonctionne actuellement en totale autoproduction, on est, bien entendu, ouvert à toute rencontre avec des labels, tourneurs, producteurs, etc.

Savez-vous quel est le point commun entre Fancy, Cocoon, Nosfell et Hocus Pocus ?

Ce sont tous des artistes qui sont passés par les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac ! Du coup, vous pourrez rajouter Bastet à cette liste si vous posez la même question aux groupes de l'année prochaine (rires) !

Quels sont les projets de Bastet pour les mois qui arrivent ?

Quoi qu'il se passe après Bourges et surtout s'il ne se passe pas grand-chose, on a déjà pas prévu de s'arrêter. Ensuite, on a un album à enregistrer. On espère que notre apparition à Bourges va nous faciliter les différentes démarches. On aimerait beaucoup aller au studio Black Box à Angers avec Peter Deimel, le producteur de Chokebore et Sloy entre autres. Le rêve de chaque groupe, c'est de pouvoir déléguer tous les à côtés pour se concentrer uniquement sur la musique.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

 

ALB (La Soute) à 12h00

21/04/2008

Pour commencer la journée en beauté, voici des petits gars en provenance de Reims à qui ont ne peut pas reprocher d’avoir le soucis de l’esthétisme à tous les niveaux. En effet, outre le format de leur album qui copie le fameux mange-disque Penny (très tape à l’œil dans un rayonnage de disques !), ils se présentes sur scène très propres sur eux, avec chemisette, cravate légèrement desserré et le fameux pull Jacquard. La classe ! Du coup, leur musique leur ressemble, à mi-chemin entre Queen et Roger Lover ! On aura remarqué que le chanteur Clément était déjà présent l’année dernière avec le groupe Language. En tout cas, avec le soutien de leur salle locale, La Cartonnerie, Alb devrait rapidement dépasser le cadre de leurs frontières régionales.

 

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www.myspace.com/wearealb

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

C'est la première fois depuis vos débuts que vous jouiez à midi devant un public assis ?

Oui, c'était une grande première. En arrivant sur scène, notre chanteur a d'ailleurs dit "Bonsoir Bourges" par réflexe (rires) ! C'était un peu troublant d'avoir des spectateurs qui te fixent alors que d'habitude il y a toujours des gens qui bougent dans la fosse. Finalement, ça s'est plutôt bien passé malgré un gros souci technique puisqu'il y a un des périphériques qui a rendu l'âme pendant notre set.

Quel a été le parcours d'ALB avant d'en arriver au Printemps de Bourges ?

Le groupe existe depuis trois ou quatre ans, mais seulement depuis six mois avec la formation actuelle à quatre. Auparavant, nous évoluions en trio. Notre premier album est sorti en décembre, à peu près au moment où notre batteur est arrivé. On a mis du temps à sortir ce disque parce que nous avons pris le parti de tout faire nous-même, de la composition des chansons jusqu'au collage du code barre au dos du boîtier.

Ce premier album possède un packaging assez surprenant. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Au départ, lorsque l'on a eu terminé le disque, notre label n'a pas réussi à trouver un distributeur. On a donc eu pas mal de temps pour cogiter sur la raison pour laquelle les gens achètent de moins en moins de disque. Et forcément, c'est l'objet qui entoure le disque lui-même qui va apporter un intérêt autre que le contenu lui-même du disque.

D'où l'idée de cette boîte en forme de mange-disque…

Dans laquelle on trouve douze mini-pochettes façon "vinyle", soit une illustration par morceau. Cela symbolise un peu le fait qu'on voit plus ce disque comme une compilation de nos premières chansons que l'on a écrit sur une durée de trois ans.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

 

Let's There Be Rock !

18/04/2008

Nous voilà maintenant jeudi matin, toujours frais et dispo, et ce sont 2 jours de Découvertes rock qui nous attendent. Et vous allez vite vous en rendre compte, ce sont les mots qualité et éclectisme que nous retiendront de ces artistes venus de toute la France... Par contre, la plupart des groupes, si ce n'est pas pour dire la globalité, par mode ou par envie, sont tournés vers la langue de Shakespeare. Rock'N'Roll is not dead !

La Soirée Electro vu par Didier, vendeur expert à la Fnac Forum.

18/04/2008

Rafale : Pour lui, ils font parti des groupes influencés par Justice et Daft Punk. Scéniquement, ça tient la route.

 

 

Molécule : pour les personnes qui aiment le dub, même si, sur la fin, le style était plutôt techno/rock dans l’esprit de The Aloof, avec beaucoup de reverb.

 

 

Niveau0 : Très éclectique dans les sons, de l’électronica au break beat en passant par la jungle et le métal. Très riche.

 

 

Chapelier Fou : Original le mélange entre la musique plutôt classique du violon et les machines.

 

 

Dubmood : Trop sature peut-être au niveau des sons…

RAFALE (22 Est) à 02h00

21/04/2008

On aurait pu croire que les derniers occupants de la scène allaient faire quelque peu retomber le tempo, avec des nappes chill-out qui le font bien… Et bien que nenni ! D’ailleurs, on aurait pu s’en douter avec un tel nom qu’ils étaient loin de nous lancer des fleurs. Au côté d’un DJ surpuissant, malgré l’heure tardive, un bassiste martèle son instrument avec vigueur pour finir d’épuiser la foule resté massivement sur les devants de la scène, avant de finir à taper la percussion sur une grosse caisse. Énorme ! Leur style musical nous rappelle par moment un précurseur de ce mouvement, j’ai nommé Jacques Lu Cont et son projet Les Rythmes Digitales.

 

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www.myspace.com/rafalemusic

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Le programme du Printemps de Bourges décrit vos prestations scéniques comme "un mélange de beat outranciers, de poses de rock stars et de puissance". Ça vous convient ?

Pour les beats outranciers et la puissance oui, mais pour les poses de rock stars, on ne voit du tout ! La personne qui a écrit ça nous a peut-être vu un soir où je levais un plus ma basse en l'air que d'habitude (rires) ! Sérieusement, dans le fond ça décrit bien notre musique que l'on pourrait qualifier de "rock sur des tempos techno très dansants".

À quand remonte la formation du groupe ?

Septembre 2006. On se connaît depuis très longtemps et ça fait un bail qu'on parle de faire un groupe ensemble. Le but c'était de faire le groupe qu'on rêverait d'entendre à nos soirées parce qu'on est parti d'un constat plutôt simple : on aime le rock, à la base on jouait dans de groupes de Grind et de Punk-Hardcore, et on aime faire la fête pendant des heures.

Quel souvenir gardez-vous de vos premiers pas sur scène ?

Le premier concert, c'était lors d'un tremplin à l'Astropolis à Brest, tremplin que nous avons d'ailleurs gagné. Le deuxième, c'était à St Brieuc pour la fête de la Musique en fin d'après-midi sur une toute petite scène et il pleuvait. En fin de compte ça avait super bien marché et on avait même été repéré par les Transmusicales de Rennes qu'on a fait en décembre 2007, ce qui nous a permis de trouver un label et un tourneur.

Vous pensiez être là aujourd'hui au moment où vous avez déposé votre candidature pour le Printemps ?

Non, pas du tout ! En plus, comme d'habitude, on s'y est pris à la dernière minute, genre 24 heures avant la date limite pour l'envoi des dossiers. Quand l'antenne a appelé pour nous dire qu'on était pris pour les auditions à Lorient, on était ravi. Alors quand nous a annoncé qu'on allait jouer à Bourges, on n'y croyait pas.

Pour finir, ça ne vous dérange pas que l'electro soit toujours programmé en dernière partie de soirée ?

Pas du tout. C'est même mieux quand les gens commencent à êtres un peu bourrés (rires) !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

DUBMOOD (22 Ouest) à 01h20

21/04/2008

Tiens tiens… Mais ce sont les Chemical Brothers présents sur scène là ?! Et bien non, malgré qu’ils soient 2 derrières leurs machines, et qu’une certaine ressemblance se fait sentir au niveau du look et du style musical, ce sont bien les originaires du PACA Dubmood que l’on peut voir ce soir au 22. Ils sont également accompagné d’un petit robot aux yeux lumineux bien docile, qui ne bougera pas d’un pouce malgré la puissance sonore ambiante. Il faut bien marquer sa différence ! Derrière nos 2 protagonistes, on aperçoit des vidéos bien dans l’esprit de leur style musical, influencé par les années 80 et les bonnes vieilles consoles Amiga et Atari. Replay !

 

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www.myspace.com/dubmooost

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

À quel âge as-tu commencé la musique ?

J'avais quatre ans quand mon père a acheté l'un de ses premiers ordinateurs. À l'époque, les logiciels coûtaient extrêmement cher en Suède, donc nous avions plein de versions pirates et je me souviens que j'adorais la petite musique qu'il y avait au début de chaque logiciel. À l'âge de onze ans, j'ai découvert la chipmusic via mon grand frère qui m'a montré comment utiliser la machine qui reproduisaient ces petits sons.

Et tu as poursuivi pendant ton adolescence…

Oui. J'ai rejoint des collectifs artistiques qui fabriquaient des jeux vidéos non-intéractifs. La création se faisant sur trois niveaux : musique, graphisme et programmation.

Il y a deux ans, tu habitais encore en Suède, à Göteborg, et te voilà aujourd'hui à Bourges. Raconte-nous comment tu as fait pour te retrouver ici aujourd'hui.

Il y a deux ans, j'ai quitté mon pays et je me suis installé à Marseille où j'ai alterné concerts et petits boulots. L'année dernière, j'ai rencontré mon manager qui travaille pour l'antenne PACA du Printemps de Bourges. Elle a fait passer mon dossier et voilà, je suis là !

Avais-tu déjà entendu parler du Printemps de Bourges quand tu habitais encore en Suède ?

Les pays scandinaves sont un peu fermés sur eux-mêmes et possèdent de très bons festivals. J'avais entendu parler de certains festivals de techno qui ont lieu dans le Sud de la France, mais le Printemps de Bourges ça ne nous parle pas du tout. En fait, je ne sais même pas ce que c'est exactement !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

NIVEAU ZERO (22 Est) à 00h40

21/04/2008

Que fait un ex musicien qui a joué dans différents groupes issus de la scène métal hardcore ? Et bien, de la musique électronique bien sûr… Un parcours donc quelque peu atypique pour l’homme aux tread locks, coutumier dorénavant à se retrouver derrière des machines. Et bien lui en a pris tellement la puissance de son set a impressionné le public. Il balance avec agileté boucles et samples à un rythme soutenu et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça décoiffe ! (Sauf lui bien sûr…). Avec plusieurs albums à son actif, il a acquis un certain degré de notoriété dans le milieu électro. Et la nature refaisant toujours surface, on a noté durant sa prestation quelques riffs de guitares électriques bien léchés… Nostalgie, quand tu nous tiens…

 

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www.myspace.com/niveau0

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Avant de faire de l'électro, tu jouais dans des groupes de métal hardcore. Comment s'est opéré le changement d'un style à l'autre ?

Quand j'ai découvert la MAO, la Musique Assisté par Ordinateur, je me suis rendu compte que je pouvais obtenir le même résultat qu'avec un groupe mais tout seul. D'un seul coup, ça supprime toutes les contraintes que tu peux rencontrer en groupe, genre le batteur qui est tout le temps en retard et toutes ces petites choses-là. Ça m'a également permis de pouvoir intégrer plein de genre musicaux aussi variés que la chanson, le dub, le hip-hop, le rock et le reggae.

Tu n'envisages pas donc pas d'intégrer d'autres membres au sein de Niveau Zéro à l'avenir.

Non, parce que j'ai vraiment l'impression d'avoir trouver une cohérence musicale que je n'ai jamais obtenue auparavant. Cependant, je considère mon ingénieur lumière comme un membre à part entière du projet Niveau Zéro car il crée un univers visuel indispensable aux prestations live. Je ne serais pas non plus contre quelques featuring à l'occassion.

Qu'est-ce qui t'a amené à te présenter aux sélections des Découvertes de la Fnac ?

En fait, je ne voulais pas tenter ma chance au départ car j'estimais que le projet n'était pas encore assez abouti mais des amis m'ont poussé à le faire. J'ai préparé un dossier un peu dans l'urgence et finalement j'ai appris que j'étais présélectionné pour les auditions en région parisienne. Du coup, j'ai vraiment bossé mon set pour le concert qui a eu lieu au Nouveau Casino à Paris et ça a payé puisque je pense y avoir fait mon meilleur concert. Pour le coup, la musique que je fais dans ma chambre a pris toute son ampleur ce soir-là.

Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter de mieux pour le concert de ce soir ?

Je souhaite signer un contrat avec un label et un tourneur donc j'aimerais bien que les bonnes personnes soient là… Saouls, si possible (rires) !

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

 

FLUIDROCK AND THE BUBBLEBOT (22 Ouest) à 00h00

21/04/2008

Alors là, attention, il va y avoir du look avec un DJ tout droit sorti du grand bleu, équipé d’un masque de plongée, histoire peut-être de se mettre en immersion totale dans les nappes que son ordinateur lui procure. Le chanteur est assez incroyable également, vêtu comme dans un film de la Blaxploitation ou d’un épisode de la série Chips, avec son cuir taille… basse et ses lunettes noires taille… large ! Cela ne l’empêche en aucun cas de gesticuler dans tous les sens sur cette musique où Alan Vega aurait rencontrer Digitalism. En effet, originaires d’Alsace, ce duo doit sûrement écouter régulièrement certaines productions venues de chez nos amis Teutons…

 

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www.myspace.com/fluidrockthebubblebot

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Vous n'allez pas y couper : petit récapitulatif de votre parcours pour les gens qui entendent parler de vous pour la première fois aujourd'hui via les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac, s'il vous plaît ?

Au départ, on jouait chacun de notre côté dans des groupes de rock influencés par les Smashing Pumpkins et ce genre de chose. À l'époque, nous avions eu l'occasion de partager des concerts ensemble. En 2001, nos groupes se sont séparés à la même période et peu de temps après on s'est recroisé dans une Fnac, je crois (rires) ! On a parlé de nos déboires sentimentaux avec nos groupes respectifs et en discutant on s'est trouvé pas mal de points communs. Le destin a fait qu'à ce moment-là, on avait tous les deux l'envie de monter un projet électro-rock.

Que s'est-il passé entre 2001 et 2008 ?

On a bidouillé des morceaux sans trop se prendre au sérieux jusqu'en 2004. À partir de là, on a décidé d'arrêter la boucherie sonore. On a raccourci nos morceaux, travaillé l'efficacité, mieux défini nos deux personnages fictifs Fluidrock et Bubblebot, etc.

Faire partie des 33 groupes sélectionnés pour les Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac, c'est plutôt flatteur quand on sait qu'il y avait plus de 4000 candidatures au départ, non ?

Tout à fait. On avait déjà tenté notre chance, il y a deux ans, en Lorraine, mais nous n'avions pas dépassé le stade des sélections régionales. D'ailleurs, aucun groupe n'avaient été retenus au final, il me semble. Et puis l'année dernière, on s'est inscrit pour la deuxième fois, mais en Alsace cette fois-ci, puisque l'un de nous deux habite désormais à Strasbourg.

Quelles répercussions aimeriez-vous que votre passage au Printemps de Bourges engendre ?

Un peu de tout ! Si des labels se montrent intéressés par notre musique, si des responsables de salles veulent nous programmer, on est ouvert à toute proposition. Ça serait déjà bien si on pouvait faire une tournée des SMAC (Scène de Musique Actuelle) de France.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

MOLECULE (22 Est) à 23h20

21/04/2008

Les plus grands amateurs de musique de Dub risquent de bouger grave leur corps avec les parisiens de Molécule ! A n’en pas douter, une des grosses sensations de la soirée. Ce sont 3 personnes qui forment le groupe, un DJ, un batteur et un chanteur. ils envoient de lourdes vibes de basses d’entrée de jeux pour un public quelque peu surpris mais ravi ! Et pour en rajouter, le chanteur, survolté, se déhanche et toast sur les rythmes endiablés imposés par le batteur, qui lui-même, au click dans son casque, ne s‘essouffle jamais. La Fnac ne s’y ait pas tromper en les programmant, à l’occasion du festival Patchwork, le 28 Mai à la Fnac Forum des Halles à Paris. Encore une preuve de la bonne tenue de la scène dub made in France !

 

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www.myspace.com/moleculeindub

 

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Pour ceux qui ignorent encore tout de Molecule, peux-tu nous rappeler rapidement ton parcours ?

À la base, c'est un projet de producteur que j'ai monté, il y a deux ans et demi. Je m'occupe de la composition et de la production. J'ai collaboré avec pleins d'artistes vocaux. Toutes ces rencontres m'ont amené à sortir deux albums et à rencontrer Ziggy, qui est sur scène avec moi et Franck, le batteur. Molecule à donc deux facettes : la première en studio dont je suis le pion central et l'autre en live avec un vrai groupe qui a une approche différentes des morceaux.

Qu'est-ce qui t'as poussé à t'inscrire aux sélections des Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac ?

Bonne question ! Je ne sais pas trop, en fait. C'est venu de mon label au départ, mais on n'était pas très chaud à cause du côté "tremplin". Finalement, de fil en aiguille on se retrouve là ce soir et on est très content de jouer devant ce public. J'étais déjà venu l'année dernière; on avait joué sur la scène Pression Live en extérieure. Alors évidemment, on espère revenir l'année prochaine au Phénix pour la programmation officielle (rires) !

Avant un Parc des Princes dans deux ans !

Ça aussi, c'est en projet (sourire).

Comment se sont déroulées les différentes étapes des sélections ?

Pour le dossier, j'ai évidemment versé un pot-de-vin. Ensuite, pour l'audition au Nouveau Casino à Paris, le concert était filmé pour être présenté au jury par la suite, donc j'ai trafiqué les bandes et j'ai retouché le son (sourire).

Quels sont tes projets à court terme ?

On a encore pas mal de concerts qui arrivent. Ensuite, on va se remettre à bosser sur le troisième album qui est en route. On en est déjà au deux tiers et il devrait sortir à la rentrée 2008.

 

(Propos recueillis par G. Fouqué)

CHAPELIER FOU (22 Ouest) à 22h40

21/04/2008

Une des bonnes surprises de la soirée ! L’homme, à l’allure rectiligne, se présente seul sur scène et, une fois coiffer d’un magnifique chapeau qui recouvrait un joystick, (qu’il utilise pour la variation des sons), rentre dans son personnage de… fou. Autres effets dans son… chapeau, ce sont des pédales samplers à ses pieds qui lui permettent d’enregistrer et de faire tourner en boucle les différents instruments qui l’entoure : violon, mandoline, claviers et même le son de sa voix. Impressionnant ! Tous ces artifices lui donne un style musical assez indéfinissable, bien propre à lui. L’occasion nous était donné le lendemain de le rencontrer et la première impression qui nous a donné, lui le diplômé de Conservatoire, c’est qu’il n’est pas si fou que ça, même plutôt agréable. On lui demande s’il avait d’autres dates prévues, il nous répondra que, depuis hier soir, oui ! Preuve que les programmateurs présents dans la salle ne sont pas rester insensibles. A suivre…

 

 

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www.myspace.com/chapelierfou

(Texte & photos : Ben Callens)

 

INTERVIEW

Comment aborde-t-on un concert de 30 minutes quand on est plus habitué à jouer deux heures ?

J'aime bien prendre mon temps sur scène, alors c'est assez frustrant pour être honnête. En plus, j'ai pas mal de morceaux qui durent dix minutes. Mais bon, c'est la règle du jeu. Donc, j'ai choisi les plus courts, ce qui m'a permis d'en faire cinq au total.

Qu'est-ce qui t'a motivé à venir à Bourges ?

Je ne sais pas trop en fait parce que les tremplins ce n'est pas vraiment mon truc. Là, je me suis décidé à envoyer un dossier le dernier jour. On m'a appelé pour participer aux présélections à Nancy et sur les six groupes présents, je suis le seul à avoir été retenu au final, alors qu'à mon avis, il n'y avait pas un groupe en partic