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Bienvenue sur Camera Obscura!

02/05/2008

Que cette vieille formule (camera obscura, désignant la chambre noire qui permis les premières représentations en 2D, ancêtre du premier appareil photo) ne vous trompe pas, il s’agit bien là dans ce blog photo de partager avec vous toutes les pratiques de l’image, quelles soient traditionnelles ou numériques.

Le point de vue se voudra volontairement personnel (et donc sujets à discussions si vous le souhaitez!), curieux et farouchement vulgarisateur. Il n’est pas question ici de développer un discours ésotérique et technique qui ne satisferait que des passionnés triés sur le volet… Ce blog se veut à l’écoute de tous, que vos soyez simple amateur, photographe passionné ou féru d’informatique !

Au sommaire donc : les nouveautés technologiques, la retouche image, l’actualité des photographes et des expos… bref, la photographie dans tout ce qu’elle a de plus vaste, de plus vivant, et donc forcément… de plus essentiel !

Frederic Magallon 

Zoom sur Flickr: Olya Ivanova "children for Russian Reporter"

17/08/2008

Des nouvelles photos de la jeune photographe russe, présentant ici un reportage sur un centre d’éducation et de loisir entièrement dédiés aux enfants et adolescents, appelé "Orlyonok". Ces images sont à comparer à celles très réussies de Marion Poussier mais dans une orientation, je pense, moins contemplative et mélancolique…

 

http://www.flickr.com/photos/olyaivanova/

http://www.olyaivanova.com/index.html

http://www.olyaivanova.com/editorial2.html

http://eng.whoiswho.su/Krasnodar/?Orlyonok

http://marion.poussier.book.picturetank.com/___/series/2087c295ff9a813b6fb74d1a3c474b03/(un_été).html

 

 

Les solutions de tirages photo: laquelle choisir?

13/08/2008

On a beau avoir investi dans un très bel appareil photo. Maitriser les bases de Photoshop et acheter une sonde d’étalonnage d’écran pour calibrer au mieux sa chaine graphique, il reste toujours le moment délicat où, tout content de ses belles photos, on se tourne interrogateur vers la solution d’impression. Quid du laboratoire ? Quid du tirage maison ? Quelle solution choisir ?

J’ai donc pris au hasard une photo sans grande complication, reproduisant des tons chairs doux et une lumière d’exposition bien calée et je me suis amusé à voir la différence suivant les solutions choisies.

Et là on se rends vite compte que rien n’est vraiment parfait ! A vous de constater :

 

 

Tout d'abord le fichier JPEG d'origine (espace couleur adobeRVB):

 

 

 

 

 

 

Essai N°1: Tirage papier Fnac Collection (11*15cm) effectué en labo de façonnage (tirage industriel). Coût: 0.20€:

 

 

 

Observations: le tirage est trop dense, avec des ombres bouchées et un rendu dur moins flatteur! (ce constat est bien plus flagrant encore lorsqu'il s'agit d'un tirage lui-même sombre on un poil trop dense, dans ce cas on récupère des photos totalement inexploitable!).  

 

Essai N°2 : Tirage imprimante jet d'encre (ici la Canon IP5200 à 5 cartouches séparées). Coût : 0.60€ environ (très cher!):  

 

 

 

 

Observations: Tirage très propre et très doux respectant les contrastes de l’original mais un peu trop clair si on veut chipoté !. Un peu trop chaud aussi. Si je veux un tirage parfait d’un point de vue colorimétrique, il me faudra investir dans une sonde d’étalonnage d’imprimante ultra chère ! (environ 600€ pour les plus accessibles chez ColorPlus). Le souci de cette solution : le tarif prohibitif des encres et du papier Canon (modèle PR101, 245g/m2, Glossy) !   

 

  

Essai N°3 : Tirage imprimante10*15 thermique (ici la Kodak PP500). Coût : 0.29€ :

 

 

 

Observations: Tirage trop clair à la limite du ridicule ! C’est dommage car l’imprimante thermique est celle qui donne le rendu le plus parfait. Je pense ici que le problème vient d’un calibrage éclaircissant piloté autoritairement par le firmware de l’imprimante. J’ai essayé d’aller dans les options de réglages de l’imprimante mais pour des raisons incompréhensibles, il m’était impossible de décocher la fonction « one touch better photo » qui, je pense, est à l’origine de ce choix systématique d’expo cramée horripilant ! Je pense que les nouvelles thermiques (en particulier l’excellente Sony DPP95)  ne devraient pas poser ce genre de problème car la fonction d’éclaircissement est directement débrayable via une touche sur le capot ! A tester ultérieurement quand j’en aurai la possiblité! Enfin avantage du thermique face au jet d’encre : absence complète de trame visible, un vernis de protection appliqué sur le tirage (comme pour les tirages labo) et une technologie qui mets à l’abri d’un bouchage des buses d’impression laissées trop longtemps inactives.

 

Malick Sidibé: le témoignage malicieux et talentueux d'une Afrique hédoniste des années 50 & 60

31/07/2008

Malick Sidibé est l'un des photographes noirs les plus populaires d’Afrique, peut-être parce qu’il fut le premier à porter un regard social et touchant sur une population jeune qui découvrait alors (nous sommes dans les années 50 & 60 à Bamako) les premiers émois d’une certaine liberté, profitant ainsi des joies simples de l’ordinaire avec une insouciance et une énergie très communicatives.

Cela me rappelle les premiers clichés des humanistes photographes européens de l’après guerre mais avec peut-être une dose de malice et de spontanéité (débarassée de misérabilisme) que l'on ne retrouve que trop rarement par chez nous….

 

 

 

 

 

http://www.holott.org/malicksidibe/msidibe/index.html

 

http://www.photographie.com/?autid=102603

 

http://www.afrik.com/article6023.html

 

Expo à Arles ce été: Jean-Christian Bourcart, les rebus du mariage!

17/07/2008

Etonnant pour un photographe d’exposer des photos qui ne lui appartiennent pas…et pourtant c’est bien ce que nous propose Jean-Christian Bourcart à Arles cet été!

 

Ce voyeur, tel qu’il se décrit lui-même, à la fois journaliste, photographe et passeur d’images, nous confie là un  projet moins violent ou choquant que d’habitude. Exit donc les photos de cadavres de la guerre en Irak projetés sur les murs de maisons américaines, exit aussi les photos volées de clubs échangistes, nous avons affaire ici à la contemplation amusée et décalée de ce grand moment social qu’est le mariage au travers de la récupération de photos ratées ; « tirages off » que le photographe a lui-même trouvé dans les poubelles des labos à l’époque lointaine ou il travaillait lui aussi comme photographe de mariage…

 

J’avoue  avoir toujours été un peu rebuté par la répétition stérile de ces  poses codifiées au moment de l’incontournable séance de portrait des mariés. Contempler ici donc ces images bancales, parfois inquiétantes, bien souvent comiques, laisse à réfléchir sur les à-côtés de ce grand moment social sensé exalté l’amour, le sentiment d’appartenance et de fusion  à l’autre.

De tout cela émerge en effet un bon goût de vacuité, de tristesse, de solitude ou de ridicule, valeurs interdites et sacrilèges de ce genre d’événements.

 

 

 

 

 

    

 

http://jcbourcart.com/ 

 

http://jcbourcart.com/pages.php?sec=ART%2F&page=the%20most%20beautiful%20day&media=photography 

 

http://www.rencontres-arles.com/ARL/C.aspx?VP3=Renderer_VPage&ID=ARLP18 

 

 

 

Nikon School: une marque à votre écoute!

11/07/2008

Combien de marques peuvent proposer sans objectifs de rentabilité immédiate un point d'accueil pour renseigner l'utilisateur un peu perdu par la technologie de son appareil, diagnostiquer une panne naissante, ou nettoyer le capteur avant un départ en reportage?

Tout cela... Nikon le propose au 88 bd Beaumarchais près de Bastille depuis quelques temps déjà.

Je suis passé aujourd'hui pour la première fois et pour un problème de poussière sur mon capteur. Je n'ai rien eu à attentre et au bout de 20 secondes mon appareil m'était rendu propre! un exploit quand on connait le peu de soins de beaucoup de marques photos d'assurer un vrai SAV de leurs produits.

Une personne derrière moi demandait comment se servir de sa balance des blancs... L'accueil s'est fait courtois et avec le sourire! Bref, on repart de là soulagé d'en savoir un peu plus sur son appareil et content d'avoir un produit nettoyé.

 Cela méritait bien un petit billet flatteur!

 

NIKON SCHOOL

88 BD BEAUMARCHAIS

75011 PARIS

0825 06 45 20

 

Améliorer ses photos numériques, leçon N°1: la courbe de niveaux (photoshop)

30/06/2008

La courbe de niveaux est certainement le premier réglage important à connaitre quand on démarre avec photoshop. C'est simple et très efficace!

La courbe de niveaux schématise la répartition quantitative des pixels de l'image vis à vis de leur densité. En abscisses donc la valeur de densité (de 0 (noir)  à 255 (blanc)). En ordonnées la quantité de pixels correspondante.

Pour modifier cette courbe photoshop propose 3 curseurs mobiles : un noir, un gris, un blanc. Chacun de ces curseurs agit sur une zone de densité : foncée, médium et claire.  Il suffit de bouger ces curseurs à droite et à gauche pour voir le résultat directement sur l’image.

Généralement les photos prises sont un peu grises ou ternes. Le but de la manipulation est de valoriser le contraste dans l’image, c'est-à-dire de sortir des noirs profonds et des blancs plus purs.

Attention ! Veillez à ne pas pousser le curseur de droite trop loin à gauche sous peine de « brûler » les hautes lumières. Idem pour le curseur de gauche : le pousser trop loin à droite risque de « boucher » les ombres.

Cette courbe est accessible via le menu : Image / réglage / Niveaux.

Et voici un exemple où la courbe de niveaux excelle (la photo a été prise en mode auto, l’appareil étant incapable de sortir une image correcte !):

Avant manipulation:

 

Après manipulation (remarquer bien le changement de postion des 3 curseurs!):

 

Conclusion: cet outil de photoshop est vraiment indispensable!

Bettina Rheims: Just Like a Woman Galerie Jérôme De Noirmont Paris du 30 mai au 16 juillet 2008

10/07/2008

Il y a un peu de mystère qui entoure les photos de Bettina Rheims. Et ce sont ces mystères qui nous font réfléchir sur la représentation érotique du corps de la femme. Les traces visibles sur le corps (vêtements ? ongles ? frottements?), ces rougeurs aux pommettes (timidité ? abandon après l’effort ?), ses yeux exaltés ou à mille lieux de notre altitude, ces peaux en sueur… Tout cela peut être interprété de plusieurs façons. Pour ma part j’y vois l’exaltation, au travers de la juxtaposition d’empreintes physique et physiologique, de l’acte sexuel et du plaisir charnel.

Il ya beaucoup d’amour dans le regard de Bettina Rheims pour dévoiler les femmes de cette façon et suspendre de la sorte leur part d’intime et de plaisir.

L'érotisme féminin est abordé sans équivoque, avec naturel: le corps est tordu, mobile, ou extatique ; la peau est chancelante, fatiguée mais heureuse. En regardant ces photographies on pourrait presque sentir la respiration encore s’agiter, l'orgasme qui vient de se libérer, les muscles tendus. On est bien loin de l’image aseptisée et lisse d’une femme nue regardée comme un fantasme irréel.

Un homme aurait-il pu lui aussi entreprendre cette démarche sans vulgarité ? Aborder le corps nu avec cette complicité tendre qui fait la valeur de l’abandon? Pas si sûr…

Pour le reste, si ces photographies vous tentent, elles sont à vendre : 25000€ chacune d’entre elle. Chaque tirage est limité et numéroté à 3 exemplaires (dimension : 155*125cm), signés de la main de l’artiste. Pour ma part, je me suis rabattu sagement sur le petit catalogue édité par la galerie (20€), dont je vous propose un petit aperçut !

 

 

 

 

 

http://www.denoirmont.com/artiste.php?id=26

http://www.paris-art.com/photo/critiques/d_critique/Bettina-Rheims-Just-like-a-woman-5018.html

Centre Iris: Azimutt sur le sentier des lauzes

20/06/2008

La photo de paysage reste un sujet délicat tant il est facile de s’orienter vers le conformisme « carte postale ». Le centre ne saurait s’enliser  dans ces erreurs de pacotilles et nous propose une très belle expo : Sur le sentier des lauzes.4 photographes tous issus du collectif Azimutt apportent leurs regards sur cette zone géographique avec beaucoup de talent : lumière nocturne ou au contraire baigné de soleil, visages de paysans ou de personnes âgées, sentiers tordus, vieilles pierres… Tout cela garde une point de vue à la fois dynamique et rêveur. Un régal !

 

 

 

 

http://www.centre-iris.fr/galerie.htm

http://www.surlesentierdeslauzes.fr/pre/

Récupération des images perdues sur une carte formatée ou effacée par erreur: mes conseils!

17/06/2008

Effacer ses photos par mégarde, formater la carte par erreur, ce genre de mauvaise manipulation peut parfois avoir des conséquences dramatiques ! En effet, autant il est toujours possible de remplacer un appareil photo volé ou cassé, autant une photo perdue est par définition irremplaçable!    

Contrairement à ce que beaucoup pense, une photo effacée ou une carte formatée ne supprime pas définitivement les données intégrées dans cette carte.

En effet le formatage ou l’effacement ne font que modifier l’indexation des petits emplacements de la carte qui reçoivent les images. Tout se passe comme si devant chaque emplacement était à nouveau libellé l’inscription « vierge » (c'est-à-dire sans image) alors que concrètement il est toujours « plein » (il contient toujours son image effacée).

 

Pour récupérer alors cette image qui existe encore mais qui n’est plus indiquée telle quelle, des petits logiciels développés spécialement pour ça vont scanner tous les éléments de la carte et ne pas tenir compte des indications laissés devant chaque zone de stockage image. Ainsi un emplacement « vierge » est lu comme un emplacement ordinaire « plein ».

 

Ce système est très efficace et, après un scan effectué par ces petits logiciels miraculeux, il est tout à fait possible de récupérer tout ou grande partie des données perdues.

 

Voici pour vous aider quelques adresses de programmes gratuits de récupération des images perdues. Ces programmes sont sains, sans virus, et sont connus pour leur grande efficacité !:

 www.cgsecurity.org/wiki/PhotoRec_FR

 www.recuva.com

www.pcinspector.de/default.htm?Language=3

 A savoir, si vous achetez des cartes Sandisk Extreme III ou IV, un logiciel de récupération des données est livré avec la carte!

 

Choisir son reflex: les bonnes questions à se poser!

17/06/2008

Après avoir abordé l’achat du compact  numérique, il est naturel de poursuivre avec le reflex. Tout d’abord balayons l’idée reçue que le reflex ce n’est que pour les pros ou les amateurs avertis. C’est faux et c’est même tout le contraire : en terme de facilité d’usage et d’agreement, le reflex peut satisfaire et combler un amateur comme aucun autre compact!

 

Explications : l’appareil dispose de tous les modes automatiques propres à rassurer le néophyte.

Son viseur optique donne une image claire et précise de ce que l’on photographie. De plus le reflex réagit rapidement et sa batterie peut tenir de 300 à 500 photos sans problème. Enfin la haute sensibilité naturelle du reflex lui permets de se débrouiller comme un chef même dans les pires situations lumineuses (musée, concert, anniversaire à la bougie, ambiances nocturnes…) qui sont des moments photographiques redondants pour tout amateur de photo en voyage, en famille ou avec des amis !

Autant d’avantages qui surclassent le compact !

  

Etape 1: Les critères importants pour faire un bon achat:

 

-          L’ergonomie et le poids : un appareil léger et que l’on prend bien en main ! (choisir un appareil lourd si l’on veut plus tard y joindre de grosses optiques professionnelles)

-          La grande taille de l’écran et la visibilité du viseur

-          La qualité de l’optique

-          La présence d’un stabilisateur mécanique et d’un anti-poussière (pour le capteur)

-          La possibilité d’acheter des accessoires facilement plus tard si besoin (batterie supplémentaire, flash additionnel, objectif télé…)

-          La qualité du traitement de l’image effectué par le processeur (le vendeur vous renseignera là-dessus) en termes de grains, de dynamique et de contrastes.

-          Qualité de fabrication (un appareil tropicalisé assure une meilleure étanchéité au ruissellement et à l’humidité mais au prix d’un poids plus important)

  

Etape 2: L’objectif : le maillon le plus important de la chaine qualité !

 

La plus part des reflex sont vendus avec un objectif où l’on peut lire ces indications : 18/55m.

 

Retenez que ces deux chiffres 18 & 55, représentent la focale de l’objectif et qu’il faut les multiplier par 1.5 environ (excepté Olympus ou le coefficient est de 2) pour obtenir la focale réelle.

Ainsi un 18/55mm devient un 27/82mm.

Comme expliqué pour les compacts dans mon précédent billet du 02.06, cela sous-entends donc que cet objectif est capable de grossir 1.65 fois. C’est peu et cela veut donc dire que l’appareil se dispose à 90% des usages familiaux (paysages et portraits).

Si vous souhaitez réalisez des photos de sujets éloignés (animaux sauvages, événements sportifs…)  un télé (c'est-à-dire un objectif qui rapproche) est indispensable.

Ex : 55/200mm (grossissement de 6X dans le cas d’un coeff de 1.5)

75/300mm (grossissement de 9X dans le cas d’un coeff de 1.5).

 

Pour finir, ne négligez pas l’achat d’un sac ou d’un fourre-tout : indispensable à la bonne pérennité du matériel.

 

Bon achat !

 

Richard Avedon: Rétrospective Jeu de Paume Concorde du 01.07 au 28.09.2008

15/06/2008

Comment aborder la photo de mode avec le regard intriguant d’un humaniste ? Pourquoi photographier le cow-boy, le mineur ou l’ouvrier anonyme avec les mêmes égards que la vedette d’Hollywood ou la jet set californienne gonflée d’orgueil? Quels plaisirs peut-on avoir à chercher le détail louche, le caractère épais ou anachronique là où on pense y trouver naturellement une matière et des volumes lisses ?

 

A toutes ces questions, Richard Avedon, photographe explorateur de la psyché humaine et tour à tour photographe de mode, humaniste et un brin provocateur, a tenté d’apporter ses réponses par le biais d’une photographie décomplexée, prenant le sujet par le corps quand il fallait y montrer l’esprit ; inversement s’attachant à percer l’âme quand on s’attendait à y voir seulement un corps ou un visage magnifié.

 

De tout cela viendront ces portraits cubiques, cette lumière crue ou tranchante,   ces corps immobilisés dans un mouvement vain, drôle, méchant ou  bien esthétique.

Bref, la vie nette et imprévisible, implacable et risible comme cette mort trop brusque qui l’a emporté il y a 4 ans déjà.

 

La rétrospective programmée par le Jeu de Paume en Juillet prochain promets d’être un des grand rendez-vous photographique de cette année.

 

 

 

Martin Parr chez Disney: Expo chez Colette à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 05 juillet 2008

02/06/2008

On attendait beaucoup du travail de Martin Parr, photographe corrosif du touriste lambda, observateur attentif de nos comportements et de nos signes d'identification au sein des communautés familiales et sociales. Le projet de photo à Disneyland a été commandé par François Banon, vice-président du parc d'attraction, ce qui pourra peut-être expliqué que le photographe ait développé un regard doux, amusé et contemplatif de tout cela. A chacun d'être déçu ou non de ce traitement.

Site du magasin colette: http://www.colette.fr/

Foire photo de bièvres: les photos

01/06/2008

Voici quelques photos réalisées pendant la foire photo à Bièvres ce dimanche 01 juin:

 

 

 

 

Sur la photo ci-dessous, P.Jacquet présente le système Digigraphie (méthode de tirage jet d'encre Epson de très haute qualité):

 

 

 

Ici le photographe Jean Lapujoulade:

lien du site internet: http://jean.lapujoulade.chez-alice.fr/Jean.htm

 

 

 

Ci-dessous, le stand de Jean-Daniel TOSELLO (photographe/entomologiste):

 

 

 

Enfin pour finir quelques stands pris sur le vif:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques conseils pour bien choisir son appareil photo compact numérique!

02/06/2008

Les vacances d'été approchent et peut-être certains d'entre vous ont projeté de  s'offrir un premier ou nouvel appareil photo numérique.
Malheureusement arrivé au magasin vous vous rendez compte que le choix est immense et qu’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver parmi toutes les informations techniques qui composent les étiquettes.
Voici quelques conseils pour vous aider à y voir plus claire et déterminer selon vos besoins les bonnes questions à se poser.

Etape 1 : le choix de la taille et du zoom

Un compact de petit gabarit à glisser dans la poche est plus pratique qu’un gros mais ne possède en général qu’un zoom de faible grossissement.

Faites attention au étiquettes, car elles sont bien trompeuses. Elles n’affichent en effet que l’amplitude du zoom et non son grossissement.

Ex : un zoom 28/105 noté X4 ne grossit en fait que 2 fois. Idem pour un 35/105. Un gros zoom 35/350 estampillé X10 lui ne grossit que 7 fois !
Pour connaître le grossissement, une astuce simple : divisez le dernier chiffre du zoom par 50 (dans notre dernier exemple, 350/50=7)

De toute façon soyez raisonnable : on a rarement besoin d’un zoom très puissant. Les photographes de sport utilisent rarement des zooms dépassant les 6 fois. Dans la vie de tous les jours, pour immortaliser les instants présents (portraits, paysages, scènes de rue…), on a d’avantage besoin d’un grand angle large que d’un gros zoom. Préférez donc les zooms commençant par 28 ou 24mm à ceux qui affichent 35 ou 38mm…

Sachez que les appareils photos qu’on appelle « bridge » sont en réalité de simples compacts (et non des reflex) disposant de très gros zooms (X12, X16…). Leur visées électronique est très médiocre et leur grosse taille un détail qui peut devenir vite embarrassant pour les longues ballades… à vous de voir !

 

Etape 2 : les pixels

Ce critère est bien sûr essentiel ! Contrairement aux idées reçues, les pixels n’ont pas de rapport avec la qualité d’image tout simplement parce qu’ils ne font que récupérer une image déjà construite dans toutes ses valeurs (couleurs, contrastes, netteté) par le système optique et le processeur. Grosso modo l’optique fabrique l’image, le processeur tente de l’améliorer comme il le peut et les pixels se chargent juste de traduire cette information en chiffres binaires pour en donner un fichier numérique.
Les pixels, s'ils n'agissent pas sur la qualité de l'image, servent à connaitre les tailles de tirage exploitables.Pour regarder une image sur l’ordinateur, 1 ou 2Mp suffisent. Pour imprimer au format carte postale (on dit 10*15cm) 4Mp suffisent. Au-delà (A4 / A3), il convient de choisir 8Mp ou 10/12Mp.
Mais gardez bien à l’esprit qu’un appareil de 40Mp (par ex !) est tout à fait capable de sortir une image bien plus mauvaise que le dernier des jetables…

 

Etape 3 : la sensibilité et le stabilisateur

Essentiel ! La sensibilité c’est la capacité qu’a l’appareil à sortir de belles images en faible lumière.
Le point noir des compacts en général c’est l’apparition dans les ombres de points colorés verts et rouges qu’on appelle « grains» ou « bruits thermiques». Plus ce grain est discret et neutre, plus ce sera bon.
Le stabilisateur, un outil bien pratique que je recommande fortement, n’aide à diminuer ce grain que parcequ'il permet d’éviter à l’appareil de monter en sensibilité ISO (800/1600/3200) et donc d’encourager l’apparition de ce bruit disgracieux. De plus il essaye de diminuer le flou causé par les mouvements du photographe, en général conséquence d'une vitesse d'obturation trop longue (le cas récurrent lors de scènes sombres sans flash).
Attention tout de même : ce système n’est efficace que pour des sujets immobiles (architectures, portraits figés). En effet si votre sujet bouge et que l'éclairage fait défaut, le stabilisateur ne se borne qu'à compenser les mouvements du photographe mais la vitesse d'obturation de l'appareil étant lente, aucun mouvement du sujet ne peut être restitué net. 

Enfin exigez un vrai stabilisateur (mécanique) et non numérique (qui ne sert à rien !).

 

Etape 4 : la rapidité et l’autonomie

Plus l’appareil est rapide à faire les photos, plus les piles ou batteries tiennent longtemps : mieux c’est ! Posez la question au vendeur qui vous précisera cela !

 

Etape 5: les derniers détails!

Enfin pour finir quelques questions intéressantes à se poser: avez-vous besoin de modes manuels d'exposition (diaphragme et vitesse)? d'un viseur optique? d'un écran orientable? d'un caisson étanche?

 

Voilà pour tous ces conseils simples qui devraient vous aider, je l'espère, à mieux orienter vos choix. Dans un prochain billet, nous aborderons l'achat du reflex. Bonnes photos !

45ème Foire Internationale à la Photo de Bièvres

29/05/2008

la foire photo de Bièvres est une véritable institution: chaque année, le premier dimanche du mois de juin (et le samedi qui le précède) a lieu la plus grande foire photo d'Europe!

Au programme: rencontre avec des photographes, stands de matériels neufs et occasions (matériel studio, numérique, vieux livres, accessoires, appareils ésotériques...), comptoirs presses...

L'ambiance ets franchement bonne et même si on ne vient pas pour acheter quelque chose on se régale les yeux: appareils rares, tables pleines à craquer de vieux cailloux patinés par des décennies d'usage, tirages d'artistes dans tous les domaines (nu, paysage, nature morte...)...

Le lien pour plus d'indos: http://foirephoto-bievre.com/index.php?page=accueil&lang=fr

N'hésitez pas à y aller très tôt, surtout si vous êtes à la recherche de la perle rare sur le marché de l'occasion. Les premiers stands ouvrent dès 4h du matin!

Flick'r

19/05/2008

Qui ne connait pas encore le site web numéro 1 du partage des photos: flickr?
Plutôt qu'un long discours, voici quelques coups de coeur de photographes (amateurs ou pros) qui publient régulièrement leurs images sur ce site.

http://www.flickr.com/photos/francoiscoquerel/

Des portraits simples mais évocateurs. François Coquerel est français mais il y a quelque chose de l'esthétique nordiste (photographie flamande, finlandaise, russe...) dans la façon mystérieuse, pointilliste et intimiste de situer le corps humain ou l'animal photographiés...

 

 

 

http://www.flickr.com/photos/zeitautomatik/

Michael G. Magin est un artiste complet: rien ne lui résiste. Ses photos de paysages, ses portraits ou ses photos de nus sont tout simplement sublimes!

 

 

http://www.flickr.com/photos/tommymartin/

Tommy Martin: un regard poétique et baroque sur les paysages anglo-saxons...

 

 

http://www.flickr.com/photos/rebba/

Rebekka Guðleifsdóttir,
l'un des blogs flickr les plus visités!

 

Michael Kenna

02/05/2008

Michael Kenna : le travail
poétique et inspiré d’un contemplatif exigeant.

Je n’ai pas résisté à l’envie de commencer ce premier billet par la présentation de ce qui est pour moi l’un des meilleurs paysagistes contemporains : Micheal Kenna. Au-delà même de la photo de nature d’ailleurs, c’est tout un espace d’une grande poésie, fait de lignes épurées, simples en apparences, mais à la maîtrise technique exceptionnelle ; qui nous est donné de contempler ici: compositions et répartitions des masses parfaites, choix du matériel grand format argentique, poses longues et développement contrasté soulignant le caractère « habité » de l’image.

C’est si beau parfois qu’on croirait tout cela irréel. Mais c’est bien vrai, et aucune image n’a subi là de retouches numériques quelles qu’elles soient. Preuve enfin de l’originalité de l’artiste : tous ses tirages sont effectués en petit format (20*20cm), ce qui oblige le spectateur curieux à se pencher vers ce petit bout de carré intriguant, comme on se pencherait là sur une intimité fragile. La découverte de cet univers précieux, se jouant du trop plein de lumière (paysages enneigés) ou de son absence (images nocturne) reste une expérience rare qui dresse des ponts miraculeux vers la peinture abstraite et ses expérimentations les plus suggestives.

Dans un blog futur nous auront l’occasion de reparler de Michael Kenna, mais en mettant l’accent sur la maison qui édite ses livres : Nazraeli Press. Encore de belles images en perspective !

Liens internet :

http://www.michaelkenna.net/

http://www.nazraeli.com/

www.fnac.com